mercredi 15 novembre 2017

Ces seniors qui sont trop !



cadres seenior en entreprise
Trop vieux, trop chers, trop absents, trop résistants au changement, trop réticents aux nouvelles technologies … On leur reproche beaucoup de choses aux quinquas et plus en emploi !

Les entreprises alignent souvent les idées fausses, même si aujourd’hui, elles doivent garder leurs seniors dans l’entreprise un peu plus longtemps, l’âge légal de départ à la retraite étant désormais 62 ans à partir de la génération née en 1955.La gestion des fins de carrières est plus que jamais d'actualité.

Ces idées fausses, elles déteignent aussi parfois sur les seniors en emploi qui se découragent et se désinvestissent. Ils deviendront pourtant d’ici quelques mois ce qu’on appelle des « jeunes retraités actifs ». Cherchez l’erreur !

D’abord, à quel âge est-on considéré comme senior en emploi ? On considère que c’est à partir de 50 ans. Eh oui, c’est bien tôt ! On trouve aussi l’âge de 45 ans cité dans l’ANI sur l’emploi senior du 9 mars 2006. Et c’est vrai qu’anticiper se fin de carrière, c’est bien à 45 ans qu’il faut commencer à y réfléchir, mais ça, c’est une autre histoire.

Revue de détail sur ce qu’on reproche aux seniors en emploi.

Ils sont trop vieux. C’est quoi vieux ! Personne ne s’offusque de voir un chef d’entreprise de 60 ans et plus. Alors pourquoi un salarié ne serait-il pas capable lui aussi, d’être performant à 50 ans.

Ils sont trop absents. Effectivement, ils sont plus absents que les plus jeunes. Selon le 8ème baromètre de l’absentéisme Amying, les plus de 55 ans ont un taux d’absentéisme de 6,55 % contre 4,55% pour l’ensemble de la population. C’est peut-être une conséquence d’un mauvais accompagnement, d’une démotivation et d’un manque de mobilisation sur l’accompagnement des fins de carrières.

Ils sont résistants au changement. Pourtant, des changements, ils en ont connu tout au long de leur carrière. Passer de la machine IBM à boule à la micro informatique, puis au digital, suivre l’évolution des techniques de management, s’approprier les changements technologiques de leur métier, ils l’ont fait. Ce sont pourtant les oubliés de la formation, avec un taux de formation qui chute de près de moitié après 45 ans.

Ils ne sont pas mobiles. Ah bon ! A-t-on essayé de leur proposer une mobilité ? Libérés des jeunes enfants à élever, ils rêvent parfois d’autres horizons, que ce soit en mobilité géographique ou en mobilité interne.