vendredi 5 juin 2015

Le courage en entreprise, est-ce une valeur nécessaire ?



Le chevalier, symbole du courage
Le courage, voici un bien grand mot. 

On l’associe plus volontiers à des situations chevaleresques, ou extrêmes comme les guerres que les plus âgés ont vécues. On l’associe aussi à des situations de vie difficile : lutter courageusement contre la maladie, élever seul(e) des enfants …

Mais en entreprise, le courage, est-ce utile ? Est-ce une notion démodée ?

Ce sont des réflexions que je me fais souvent, et avec l’approche de la retraite presque une quarantaine d’années d’entreprise, cela donne une vision des choses et une certaine expérience.

Déjà, comment peut-on qualifier le manque de courage. 

Est-ce un conformisme qui fait qu’on préfère se couler dans le moule ambiant sans faire de vague ? Est-ce chercher son intérêt immédiat et individuel ? Est-ce se laisser porter par les évènements et les situations ? 

C’est un peu tout cela semble-t-il ?

Le courage, cela s’applique au quotidien, dans ses actions de tous les jours et celles de l’entreprise comme celles de la vie privée. Est-ce que faire la promotion de la valeur courage dans l’entreprise peut changer les choses ?

On a beaucoup parlé du courage managérial, celui de savoir prendre position, soutenir ses collaborateurs, les recadrer si nécessaire, savoir faire des choix et s’y tenir, même si ce n’est pas dans les choix ambiants.

Bien sûr, c’est exact. Mais le courage s’applique à tous les niveaux, même si on n’est pas manager.

Le courage en entreprise

Le courage, ce n’est pas se mettre en mode « taureau » et foncer dès qu’on agite un chiffon rouge. C’est bien plus subtil et quotidien. Ce n’est pas être inconscient et irréfléchi.

Le courage, c’est un entrainement quotidien, des petites victoires qui tracent un chemin. Pour devenir courageux, il faut juste pratiquer le courage au jour le jour.

Et comme se manifeste-le courage dans l’entreprise ?

C’est ne pas se détourner d’un collaborateur en situation de harcèlement, l’une des techniques du harceleur étant de l’isoler,

C’est de savoir aborder la contradiction, savoir poser des questions,

C’est ne pas enfouir sous le tapis ce qui gêne, même si parfois, il peut être « urgent d’attendre »,

C’est ne pas fermer les yeux sur sa propre morale car on a des intérêts personnels en jeu,

C’est savoir dire non, mais aussi savoir dire oui et s’investir totalement dans ce qui semble juste et opportun,

C’est savoir porter les messages soi-même, même si ils sont difficiles. Combien de fois le top management se repose sur les managers intermédiaires pour pourrir la vie d’un collaborateur, faire qu’il n’en puisse plus et parte de lui-même, dans un état ou la négociation ne sera certainement pas à son avantage,

Physiquement, c’est aussi une attitude. Se tenir droit, savoir respirer amplement, regarder en face et dans les yeux, et quand on se met dans cette attitude physique, on sent poindre une assurance qui ressemble fort aux prémices du courage, 

C’est aussi quand cela est nécessaire, savoir se séparer d’un collaborateur, mais en le faisant proprement,
J’en arrive à me demander si stress et burn-out ne sont pas provoqués entre autre par un déficit de courage. Courage personnel qui fait qu’on se met dans un mode de peur et de crainte mais aussi courage de l’entourage qui ferme les yeux, fait semblant de ne rien voir pour rester dans sa bulle de confort.

Est-ce que l’entreprise ne gagnerait pas à ce que le courage soit une vertu mise en avant ?

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