mardi 6 novembre 2012

Mémoire de la Grande Guerre à Péronne



Bientôt le 11 novembre, anniversaire de l’armistice de la guerre de 14-18. Les poilus ont maintenant tous disparus. Faut-il garder le 11 novembre  comme jour férié ? Certains posent la question. Une visite à l’Historial de la Grande Guerre de Péronne pourra convaincre de l’importance de conserver la mémoire de cette guerre effroyable qu'ont connu nos aïeuls, les fameux poilus.

La bataille de la Somme a été l’une des étapes importante de la guerre de 14-18.Elle a durée du 1er juillet au 16 novembre 2016. 4 mois et demi de boue et de souffrance avec 60 000 morts dès le premier jour.
L’Historial de Péronne retrace parfaitement l’horreur de ces quelques mois, qui a labouré les champs d’obus … que les agriculteurs découvrent encore périodiquement.


Otto Dix, artiste expressionniste allemand, a laissé des œuvres effrayantes exposées dans ce musée et qui retracent ces moments passés dans l’horreur du quotidien des tranchées : paysages lunaires fait de cratères d’obus côte à côte, visages aux yeux écarquillés d’effroi. Il témoigne « Pendant des années, pendant 10 ans au moins, j’ai rêvé que je devais ramper à travers les maisons en ruine, à travers des couloirs où je pouvais à peine passer. Les mines étaient toujours présentes dans mes rêves. »

Les salles du musée retracent la vie des tranchées, l’armement de l’époque, le quotidien des hommes. C’est aussi une plongée dans la vie civile avec des objets de tous les jours, des journaux où la déclaration de guerre s’est fait dans l’enthousiasme...

On a peut-être un peu oublié la présence de soldats du monde entier lors de cette guerre. Aux côtés des Français, il y avait aussi des Britanniques, des soldats des colonies ou du Commonwelth. Canadiens, Australiens, Néozélandais, Sud Africains, cotoyaient des chinois, indochinois, égyptiens ….

Les pertes de la bataille de la Somme, c’est 419 000 morts côté allemand, 195 000 côté français et 419 000 pour l’empire britannique.
Le mémorial de Thieval, situé à quelques kilomètres a été inauguré dès 1932. Sur ses murs sont gravés les noms de 71 400 noms de soldats des régiments britanniques et sud africains soit la moitié de ceux qui ont disparus à la bataille de la Somme. Il a été entrepris un travail de mémoire particulièrement émouvant. Une recherche a été faite sur le nom des soldats, auprès de leurs descendants ou dans la presse de l’époque, pour raconter leur histoire, et leur donner ainsi une existence propre dans l’Histoire. La salle d’exposition temporaire expose un certain nombre de triptyque où on découvre une photo « civile » du soldat, ce qu’il faisait dans la vie civile et sur le lieu et les circonstances de sa mort.
Les visiteurs peuvent déposer un coquelicot, fleur symbole du sang versé, mais aussi fleur que les soldats ont trouvé pendant les premiers jours de la bataille de la somme, en juillet 1916.
Les visiteurs britanniques sont très nombreux dans ce musée. Pour tous, c’est un lieu à visiter, situé à 1h15 de Paris.

Emmenez-y vos petits enfants, il y a des parcours qui leurs sont destinés.


Bibliographie :
Il a beaucoup été écrit sur cette période qui a marqué fortement nos générations passées. Certains livres ont fait l’objet de films de grande qualité. Voici une sélection de livres pour en savoir plus sur la guerre de 14-18.
Voyage au bout de la nuit - Louis Ferdinand Celine
A l’Ouest rien de nouveau – Erich Maria Remarque
Les croix de bois – Roland Dorgeles
La chambre des officiers – Marc Dugain
Un long dimanche de fiançailles – Sébastien Japrisot
L’adieu aux armes – Ernest Hemingway
Les âmes grises – Philippe Claudel
Le grand troupeau – Jean Giono
Enfants de la patrie – Pierre Miquel
Les champs d’honneur – Jean Rouaud (Prix Goncourt 90)
L’équipage – Joseph Kessel


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