samedi 24 mars 2012

Des idées pour gérer sa fin de carrière

Dès 45 ans, on est considéré comme un travailleur senior. Trop cher, trop qualifié, trop vieux … Trop tout. Et pourtant la réforme des retraites est passée par là. Pas de doute, il faut travailler plus longtemps.

Des entreprises qui se débarrassent de leurs collaborateurs seniors, une obligation de travailler encore quelques trimestres et de jeunes diplômés qui peinent à trouver un emploi. Pas facile de faire avec tout cela. Quel nouvel équilibre trouver ?

Voir de jeunes retraités, spécialistes de leur discipline, réduits à l’inactivité professionnelle, donne une sensation de grand gâchis.




Rêvons un peu. Comment peut-on imaginer sa fin de carrière et passer de l’activité « classique » à la retraite.

Les atouts des travailleurs seniors

Un travailleur senior et expérimenté, c’est de l’or pour l’entreprise. Libéré des jeunes enfants, il est disponible, il sait où il va, il connait les rouages de l’entreprise et sa culture, il lui est fidèle et cela plus que jamais compte tenu de la difficulté de retrouver un emploi après 50 ans.

Avancer en âge, c’est aussi évoluer dans ses priorités. Arrive le moment où on souhaite transmettre et donner aux autres ce qu’on a reçu ou acquis pendant des années.

Pourquoi ne finirait-on pas sa carrière par une phase de transmission, de parrainage, de formation, d’encadrement.

La vie professionnelle, cela commence par les études, pour apprendre un métier. Puis il y a une phase d’acquisition des rouages de son métier et souvent une évolution pour prendre de nouvelles charges de nouvelles responsabilités quand l’expérience est là.

Transmettre, une volonté des seniors

Et pourquoi n’y aurait-il pas une phase « officielle » de transmission. Il faudrait pouvoir passer par un ou deux ans, à plein temps ou quelques jours par semaine, en parrainant ou en encadrant un ou plusieurs jeunes.

J’imagine cette phase comme un moment différent. Le seul but serait de transmettre son savoir, de former à la culture de l’entreprise, d’apprendre à des jeunes les trucs et astuces du métier, de les rendre plus performants. Pour l’entreprise, c’est une garantie de plus grande efficacité de ses jeunes recrues,du temps et donc de l’argent gagné.

Cette aide entre générations pourrait se faire dans l’entreprise, ou pourquoi pas dans des structures « pépinières » où une PME pourrait faire appel ou à coût très modeste ou gratuitement à un senior pour former ses équipes.

Cette phase serait volontaire. Tout le monde ne peut pas s’improviser tuteur ou formateur. On retrouve déjà beaucoup de cadres qui font « du conseil ». Pour le travailleur senior, c’est un passage en douceur à la fin de l’activité professionnelle avec la sensation que "la boucle est bouclée ».

On peut rêver !

Aménager les fins de carrières - Priorité Senior.com

2 commentaires:

  1. Ben j'suis bien d'accord avec vous ... j'ai cinquante ans tout pile et l'avenir me semble peu rassurant ... irais-je jusqu'à la retraite avec mon métier actuel ? Faudra t-il passer par la case "chômage" en attendant d'être une retraitée digne de ce nom ? Pour l'instant ils semblent bien encombrés avec tous ces vieux qui n'en sont pas ... continuez à rêver vous n'êtes pas seule !

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  2. Merci pour ce commentaire. La cinquantaine, c'est une période avec plein d'interrogations dont son avenir professionnel. Pas facile !

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